When the paperwork breaks the building / Quand la paperasse empêche de bâtir
On tient parfois le transport pour acquis. Quand on peut toucher un écran et recevoir un article venant de l’autre bout du monde une semaine plus tard, c’est facile d’oublier l’incroyable empilement logistique qui se trouve entre les deux. Mais Transports Canada est au cœur du transport aérien, terrestre et maritime, et bon nombre de ses services permettent à ces livraisons de continuer à arriver.
L’une des tâches dont il s’occupe est la sécurité maritime, ce qui comprend des choses comme l’immatriculation des bateaux, la certification des marins et les examens médicaux pour les gens qui passeront des mois en mer. Plusieurs de ces services sont tarifés, et depuis 2019, tout ministère fédéral qui exige des frais doit les rembourser s’il ne livre pas le service dans les délais.
On pourrait croire qu’en adoptant une telle loi, le gouvernement aurait aussi publié les détails sur la façon de la mettre en œuvre. Mais ces deux choses vont rarement de pair : la législation et la réglementation sont deux bêtes distinctes, alors c’est à chaque ministère d’interpréter la loi et de mettre en place ses propres processus.
(Dans un monde idéal, les lois et le code pour les appliquer seraient développés en même temps, ce qui mènerait à beaucoup plus de réutilisation et de modularité dans les applications gouvernementales — mais aussi à ce que les législateurs réalisent que bon nombre de leurs politiques sont tout simplement impossibles à mettre en œuvre telles qu’elles sont rédigées.)
Lucie Bergeron a bâti un système de suivi des frais, puis l’a partagé avec le reste de Transports Canada. Ça a fonctionné, en partie, parce qu’elle ne s’est pas contentée de construire : elle avait une équipe de gestionnaires du changement pour accompagner la transition.
Aussi, comme le Canada a deux langues officielles et que la langue maternelle de Lucie est le français, nous avons enregistré cette entrevue deux fois — alors elles sont légèrement différentes — une fois en français et une fois en anglais!
We sometimes take transportation for granted. When you can tap a screen and have something from around the world show up a week later, it’s easy to overlook the incredible stack of logistics that’s in the middle. But Transport Canada is at the center of air, land, and sea travel, and many of its services keep those deliveries coming.
One of the tasks it handles is marine safety, which includes things like boat registration, mariner certification, and health checks for people who will be at sea for months. Many of those services are fee-based, and as of 2019, any government department that charges a fee must refund it if it doesn’t deliver.
You’d think that when such a law was passed, the government would also release details on how to implement it. But those two things are seldom in lock-step: the legislation and the regulation are separate beasts, so it’s left to each department to interpret the law and implement its own processes.
(In a better world, laws and the code to implement them would happen simultaneously, which would lead to much more re-use and modularity in government applications—but also to lawmakers realizing that many of their policies simply aren’t implementable as written.)
Lucie Bergeron built a fee-tracking system, then shared it with the rest of Transport Canada. It worked, in part, because she didn’t just build: she had a team of change managers to make the transition happen.
Also, since Canada has two official languages and Lucie’s native tongue is French, we recorded this interview twice—so they’re slightly different—once in French and once in English!


